Rédactrice documentaire — obligations d’assurance professionnelle
Blandine Trouvelot
Je lis le texte avant de parler du contrat, et je date ce que je vérifie.
Blandine Trouvelot est le nom de plume sous lequel Le Registre publie. Ce point est écrit ici plutôt que laissé à deviner : sur un site qui demande à ses lecteurs de faire confiance à des références de textes, une biographie professionnelle invérifiable serait le contraire de ce qu’il prêche.
Le travail est simple à décrire et lourd à exécuter. Ouvrir le texte, relever l’article et sa version en vigueur, lire les conditions générales publiques de l’assureur, regarder ce que l’attestation dit et ce qu’elle ne dit pas, puis restituer ce que le lecteur doit savoir pour ne pas se retrouver en défaut devant son donneur d’ordre.
La légitimité de cette signature ne vient pas d’un parcours. Elle vient d’une méthode tenue page après page, et cette méthode est publiée, datée et opposable.
4 terrains couverts, et aucun autre 3 mois entre deux vérifications des obligations 0 contrat placé, devis collecté, assureur recommandé
Ce que je regarde en premier sur un dossier
- La ligne des activités déclarées, avant les montants et avant les dates. Une attestation parfaitement valide dont le libellé ne recouvre pas la prestation commandée ne couvre rien, et c’est le cas qui vide le plus de garanties en pratique.
- La date d’ouverture du chantier, et non la date du sinistre, dès qu’il s’agit de décennale. La garantie s’apprécie à l’ouverture ; une attestation en cours de validité au moment du dégât ne dit rien si elle ne couvrait pas ce jour-là.
- Le régime de déclaration, base réclamation ou base fait dommageable, puis la durée de la garantie subséquente. C’est la ligne que personne ne lit et qui décide seule du sort d’une réclamation reçue après la fin du contrat.
- La distinction entre garantie financière et responsabilité civile, chez les intermédiaires et les professionnels de l’immobilier. L’une répond de la restitution des fonds, l’autre des fautes, et confondre les deux laisse un trou que personne ne voit avant le sinistre.
- La version en vigueur du texte cité, systématiquement, parce qu’un article abrogé en juillet dit encore ce qu’il disait en juin sur la plupart des pages qui le recopient.
Son périmètre, et ses limites
Ce qu’il traite
- Les obligations légales d’assurance, profession par profession, avec le texte qui les fonde.
- Les garanties, les exclusions, les plafonds et les franchises tels que les conditions générales publiques les écrivent.
- Les attestations : ce qu’elles doivent porter, ce qu’elles prouvent et ce qu’elles ne prouvent pas.
- Les activités déclarées et l’écart entre le libellé souscrit et la prestation réellement vendue.
- La garantie subséquente, les régimes de déclaration et les délais qui en découlent.
- L’immatriculation des intermédiaires et les pièces d’assurance exigées.
Ce qu’il ne traite pas
- La qualification d’une responsabilité dans un litige en cours, qui appartient au juge.
- La question de savoir si un sinistre précis sera pris en charge, qui appartient à l’assureur puis au Médiateur de l’Assurance.
- Le conseil fiscal, comptable ou de gestion, sur lequel je n’ai rien à apporter.
- La recommandation d’un assureur nommément, qui ruinerait la seule chose qui rend ce site utile.
- La création d’entreprise et l’installation en courtage, qui sortent du noyau.
- Toute déclinaison d’un sujet par ville, par département ou par région, à aucun moment et sous aucune forme.
Sa méthode
Indépendance et corrections
Le Registre n’est ni courtier, ni agent, ni mandataire d’intermédiaire. Il n’est pas immatriculé à l’ORIAS, ne place aucun contrat et ne collecte aucune demande de devis. C’est ce qui permet d’écrire qu’une garantie vendue comme obligatoire ne l’est pas.
Aucun lien commercial ne figure sur une page qui énonce une obligation légale : pages métier, fiches d’obligation et test d’obligation. Ce sont ces pages qui portent l’autorité du site, et les monétiser la dissoudrait. Lorsqu’un lien commercial existe ailleurs, la divulgation est faite avant le lien.
Les sources primaires du site sont publiques et non commerciales : Légifrance, le registre de l’ORIAS, l’ACPR et la Médiation de l’Assurance. Aucune plateforme de mise en relation ni aucun comparateur n’est cité comme source neutre.
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